vendredi 17 juin 2016

Buongiorno Torino!


Après une longue attente j'ai enfin fait la connaissance de la capitale du Piémont.
Méconnue et sous estimée, j'avais souvent entendu quand je parlais d'y passer quelques jours "vas plutôt à Milan, y'a rien à Turin". Grossière erreur!

C'est suite à une conversation pleine de questions existentielles avec un contrôleur qui m'avait conseillée de prendre mon sac et de partir à l'aventure, un jour dans un TER entre Marseille et Aubagne que j'ai pris cette décision. Je ne vous cacherais pas que pour la casanière que je suis ça n'a pas été facile, mais je ne regrette rien.

Je suis donc partie à 7 heures pour prendre une navette jusqu'à la première gare italienne à deux pas de la frontière. Un vieux train de la Trenitalia aborde le quai...je suis perplexe, c'est ce tas de ferraille qui m'amènera à destination (mais on est là pour l'aventure, alors...). L'intérieur est vieillot, mais les sièges confortables et la mécanique tient la route, on ne ressent pas les freinages et démarrages entre chaque station.
Une voix annonce les arrêts, une liste interminable, jusqu'à l'arrivée à Turin, gare de Porta Nuova.
L'aventure commence maintenant!

Je sors sur une grande avenue en plein centre ville. Il est presque 9h30, je dois arriver à l’hôtel pour midi, j'ai 2h30 à passer.
Je passe à l'office du tourisme récupérer un plan, et choisis très vite ma première destination, le Monte Dei Cappuccini, un belvédère au sommet d'une petite colline.
Pour le rejoindre je passe par la Via Roma et la Via Pô, les deux principales rues commerçantes de la ville, dont les arcades me protègent du soleil, et les grandes places qui les relient.
Là haut je découvre la ville au loin. Qu'une hâte, redescendre l'explorer!



 Midi approche, je rejoins l’hôtel, en franchissant le Pô.


Une fois passée à l’hôtel, je rejoins le centre par le Parc del Valentino, et sur les bord du fleuve ensuite.


Je passe mon après-midi à errer dans la ville, et à m'émerveiller à chaque nouvelle place ou rue aux architectures toutes plus originales les unes que les autres.

Ici les avenues sont bordées pour la plupart par des arcades,

 Les façades et les balcons sont sculptés et ouvragés, et on se demande même si les habitants font le concours de celui qui fleurira le plus ses façades.
Et en cherchant bien on trouve multitude de petits passages couverts et de galeries qui abritent commerces et logements.
 La ville compte aussi de nombreuses places, spacieuses et impressionnantes


Un détour par le Mole Antonelliana, qui abrite le musée du cinéma, mais qui est fermé ce jour-là (la simple vue du monument justifie ce détour), et je rentre à l’hôtel. L'orage menace, mais il attendra que je sois dans ma chambre pour éclater.


Le lendemain je quitte le quartier de San Salvario ou j'ai passé la nuit, pour le marché de Porta Palazzo. J'en ai tellement entendu parler, mais au final c'est sans doute ma plus grosse déception du séjour (la seule, en fait).
A l'exception des halles et des fruits et légumes, le reste ressemble au marché de la Plaine à Marseille: de la mauvaise qualité, du bas de gamme, du made in China, et des vendeurs qui font la tête.


Malgré mon sac à dos qui commence à peser lourd et les pieds qui accusent le coup des kilomètres parcourus la veille je continue mon exploration de la ville, essayant d'emprunter les petites ruelles pavées et autres places, à la découverte de curiosités architecturales.





Et je termine l'aventure en prenant un peu de repos au frais sous les arbres dans le parc de la Piazza Carlo Felice située juste en face de la gare.


Ce que j'ai pensé de la ville? Belle, accueillante, chaleureuse. Les gens ici sont adorables, et tous ceux à qui j'ai eu affaire ont été vraiment compréhensifs et à l'écoute devant mon italien franchement rouillé - ceux qui parlaient français le faisaient, ceux qui ne pouvaient pas essayaient avec l'anglais quand j'étais à cours de vocabulaire.

Donc vous l'aurez compris, ma première aventure en solo m'a laissée plein de souvenirs ensoleillés, et je ne rêve que d'une chose, c'est déjà de repartir. La météo triste m'a donné le cafard, il ne m'aura fallu que deux jours pour aimer cette ville et en être déjà nostalgique. Mais avec des conditions d'accès aussi faciles, je pense que je retournerai très vite là-bas!

5 commentaires:

  1. Yes , ça y est tu as sauté le pas du voyage en solo !! trop bien hein ? En tout cas c'est une jolie découverte aussi pour ma part, car j'ai toujours entendu la même chose que toi "rien à voir à Turin"...

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    1. Effectivement, le premier pas était le plus dur à faire, mais j'ai eu l'impression de me débarrasser de toutes mes peurs et appréhensions.
      Je m'interroge toujours sur cette affirmation, je me demande si les gens qui en parlent y sont vraiment allés, parce que pour ma part, certaines places m'ont vraiment rappelé Venise!
      J'espère que tu auras l'occasion de la découvrir un jour!

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  2. Super article :) Je suis allée à Torino en hiver, je n'ai donc pas eu la chance de voir les balcons fleuris... Mais je partage ton avis sur l'accueil des gens et sur le charme de la ville :)

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    1. Ravie de rencontrer enfin quelqu'un qui partage mon avis sur cette ville et qui a été sensible à son charme!

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  3. L'architecture est absolument magnifique !

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